Chers curieux de connaître le point de vue de deux acteurs de la résolution de conflits,

Les cofondateurs de Litigium ne sont pas d’accord, cet adage se confirme-t-il ?

Pour Gilles Pistoletti, avocat et conseiller juridique, du moment où l’on parle de trouver un « accord », un compromis devra être concédé donc on dit « mauvais » arrangement car il nécessite une concession.

Pour moi, Nati Gomez, conciliatrice et écrivain public, le terme « mauvais » me semble très réducteur. Pour confirmer mon sentiment, j’en ai cherché les synonymes dans le dictionnaire, et c’est affligeant :
méchant, exécrable, imbuvable, laid, détestable, dégoûtant, infect, horrible, abominable, épouvantable, ignoble, détestable, désagréable, déplaisant, pénible, déplorable, horrible, odieux, catastrophique, cruel, inefficace

Etant donné que je rédige cet article, je vais donc défendre mon opinion, après tout, c’est moi qui trouve des arrangements à l’amiable, non ? je laisserai, bien entendu mon binôme défendre la sienne dans son prochain article.

Lorsqu’un conflit surgit, il est rare qu’une partie ait 100% raison et l’autre 100% tort. Du moment où deux avis divergent, la probabilité que l’un se rallie à l’avis de l’autre est faible, par contre, force est de constater, au fil des arrangements de conflits que je gère, qu’il y a un intérêt certain à considérer les deux avis et que la plupart du temps, la vérité, comme la solution se trouvent entre les deux.

Lorsque les parties portent l’affaire au Tribunal elles en ressortent souvent déçues après une procédure très coûteuse. Le juge rend des décisions rapides, sans pouvoir aller en profondeur dans le dossier et sans répondre exactement aux attentes des parties.

Dans le dictionnaire, les synonymes de « concilier » sont :
réconcilier, harmoniser, réunir, accommoder, allier, arranger

Ces mots reflètent mon travail. J’aide les gens qui sont en désaccord à rendre leurs points de vue compatibles. Je dirige les discussions, je trouve des solutions.

Mon activité est totalement complémentaire et conciliable avec celle des avocats. Nous joignons nos compétences pour vous offrir des arrangements justes, en accord avec vos principes, vos besoins et la loi.

Pour rappel, le code de déontologie (CSD) www.sav-fsa.ch

Art. 9 Règlement amiable des litiges

  • L’avocat s’efforce de régler à l’amiable les litiges, dans la mesure où l’intérêt du client ne s’y oppose pas
  • Il tient compte, comme représentant d’une partie en justice ou conseiller, d’une médiation en cours ou du souhait de l’une des parties d’en instaurer une

Art. 28 Prise de contact avec la partie adverse

  • L’avocat s’interdit tout contact direct avec une partie adverse, représentée par un avocat, sauf accord de ce dernier ou exception fondée. Il en informe alors immédiatement son confrère

La conciliation vient faciliter aux avocats le respect de l’article 9 et pallier au frein imposé par l’article 28 de leur code de déontologie.

Les personnes se rendant chez un avocat en ayant préalablement fait appel à la conciliation lui permettent de travailler de manière sereine et factuelle, ils l’utilisent alors pour les compétences qui sont siennes et ne lui demandent pas d’intervenir dans des domaines qui ne sont pas de son ressort. Les procédures sont alors raccourcies et les frais minimisés.

A quoi sert un avocat ? www.vd.ch

  • Un avocat donne tout d’abord des consultations juridiques. Il renseigne ses clients sur les procédures les concernant. Il les assiste et les représente. Il agit et prend également la parole pour défendre les personnes soupçonnées d’une infraction ou pour représenter les intérêts des victimes et des parties plaignantes, tout au long de la procédure.

Laisser un juge décider pour soi revient à être spolié de son libre arbitre

En décidant de concilier (avec ou sans avocat), on devient maître de ses choix et responsable de ses décisions. Voilà pourquoi, je suis pleinement convaincue de faire un travail juste et que mes mandants signent de BONS accords, qui leur sont bénéfiques dans l’immédiat et pour leur avenir.

Lorsque vous venez au cabinet pour une conciliation, je vous reçois, en principe, seul (e), j’écoute votre explication, vous pose les questions nécessaires et détermine votre position et vos besoins. Je vous sensibilise aussi par rapport à la loi, aux besoins de la partie adverse et à ses motivations possibles. Ensuite, nous trouvons une ou plusieurs solutions pour résoudre le litige et je prends contact avec l’autre partie pour écouter son point de vue, connaître sa position et ses besoins. Je lui soumets les solutions pensées et négocie en fonction des limites définies avec vous.

Je rédige l’accord et le fais signer aux deux parties. Vous pouvez choisir d’être présents ensemble où que je continue à faire l’intermédiaire pour éviter une confrontation directe.

Il ne faut jamais présumer de combien la partie adverse est affectée par le conflit, surtout lorsqu’il est dévastateur et la situation gravement bloquée.

Le cabinet Litigium vous permet de prendre votre vie en main

Nous vous guidons en vous indiquant les conséquences et bénéfices de chaque choix qui vous est proposé.